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Cuba Cuba

Cuba m’avait étonné il y a 5 ans. Elle m’étonne tout autant cette fois-ci. Des choses ont changé. mais il y a en tant d’autres encore…

JP1000406e pense bien avoir quitté pour toujours (faut jamais dire pour..) le Rio Dulce.

Un lieu mythique, un port de refuge pour la partie ouest des Caraïbes, un refuge pour les apatrides, un piège à voyageurs.

Quand on remonte la rivière entre les falaises luxuriantes, on se demande comment on a fait pour ne par venir ici avant. On se met à se baigner, à se dessaler, on tombe dans le piège la Via Dulce d’où il sera difficile de repartir. Je pense bien décrire ce phénomène dans un blogue précédent…P1000451P1000454

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Puerto Cortes, Cuba

J’avais oublié la papelmania. Je viens de passer un jour et une nuit à traverser le Golfe Stream entre le Mexique et Cuba. J’ai réussi à entrer dans la petite passe tortueuse et dangereuse de Puerto Cortes, grâce à l’amabilité d’un pêcheur qui me montre le chenal. Je soupe et tombe endormi comme plonge un pélican… pour être réveillé 2 heures plus tard par la GUARDA. la s… de guarda, c’est à dire ce tchequeux de port qui a pour «rôle» de tchequer si tes papiers sont dans les règles. Euh… les règles cubaines… Car les règles cubaines semblent relever de l’obsession du contrôle du territoire. Un gros spot éclaire le bateau. J’entends un tuf tuf qui s’approche du bateau. Un vieux rafiot de fibre de verre pas peinturé essaie d’aborder le bateau. Un gars donne des ordres, un autre présente les pieds pour ne pas frapper le bateau. Les défenses, y connaissent pas…

Et commence la papelmania, le sport national de la politique cubaine: tout contrôler, tout mettre sur papier, favoriser l’arrivée des bateaux étrangers mais en même temps les saucissonner de points de contrôles absurdes, comme s’ils étaient des envahisseurs, des Alliens. Passeport sous tous les prétextes (l’autre jour pour acheter une carte internet…), enregistrements du bateau, dernier port visité et preuve de. P1000591

Mais merde, hors papiers, ce qu’ils sont sympa, ces Cubains …!! Ils aiment le rhum Havana Club, rire, danser, se donner de grands tapes AMIGO!, s’embrasser… À Puerto Cortes je vois les pêcheurs de ce pays, qui s’est pourtant donné un des meilleurs systèmes de santé au monde et un d’éducation qui en fait un des pays les plus scolarisés, partir pêcher à … la rame, comme un pays sous développé et revenir plus tard dans la journée à voiles… euh… à voiles de …toiles de plastique de récupération ou de draps. Comme les Indiens Kuna dans les San Blas au Panama.

Je ne sais plus quoi penser. Oui, je sais quoi penser: ici le temps s’est arrêté sur une révolution nécessaire et salutaire, mais il a oublié de repartir. Il a les aiguilles cadenassées sur un passé… passé.

Cette révolution juste est restée juste une révolution.

Elle a expiré dans ses propres statistiques, elle a bouffé du Russe, maintenant du Chinois, du Vénézuélien… Attend-elle que la solution vienne des autres? En attendant, on dirait qu’elle se gargarise de slogans creux sur les affiches le long des routes qui glorifient la  Patrie, le travail bien fait et la compétence, alors que le pays se tape des records de chômage jamais vu.

Cuba! Cuba! Je disais à Tamara, la copine de Denis sur X-TASE, qu’il faudrait peut-être mettre le cadenas sur les entrepôts de Havana Club (rhum) et les bars de danses pour faire la prochaine révolution, celle de la démocratie. Le problème est là, me semble: le rhum circule partout, mais pas les idées! Je devrais dire que les idées officielles sont affichées  partout. Bon tout l’monde sait ça, pourquoi en rajouter…

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Cayo Largo

C’est le rendez-vous réussi. À mon arrivée le 12 décembre, plus d’un mois s’est passé depuis mon départ du Rio Dulce au Guatemala le 7 novembre. Longue route de près de 700 milles, avec vents à dominante dans le nez. Il a fallu motoriser tout le Belize, faire à voile avec un vent favorable toute la péninsule du Yucatan, puis franchir le Golf Stream après le passage à Isla Mujeres d’un fort front froid du nord-nord-ouest à 30 noeuds.

Avis au navigateurs. Pour ceux que ça intéresse, j’ai attendu que le nord s’installe le lendemain à 10-15 nœuds, puis j’ai patienté 24 heures encore pour que la mer se calme et que Passage Weather m’annonce des vagues sous les 6 pieds et je suis parti d’Isla Mujeres avec un nord de 10 à 15 nœuds. De la peur plus que de mal, 2 à 6 pieds de vague, une vitesse de 6 à 9 nœuds, pas de présence significative de courant. Il faut dire que je m’étais pris environ 25 degrés plus au sud sur une route prévue sur Cabo Frances. Donc un cap bateau  de 90 sur une route réelle de + ou – 77 degrés. Si le courant n’a pas eu plus d’influence sur ma route, j’en déduis que le front froid a ralenti temporairement le débit en surface du Gulf Stream. Mais c’est une théorie.

 

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P1000696rtPhilou sur le ponton 

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Navigation de Cienfugos aux Jardines de la ReinaP1000741

Il ne faut pas jeter à la poubelle les fichiers météo grib de GRIB US, mais les interpréter avec les donnée locales. Le sud est de Cuba, et plus spécifiquement le Golfe de Santa Maria, semble avoir sa propre dynamique des vents aux abords des côtes élevées. Depuis plusieurs jours – j’avais commencé à le noter dans la baie de Cienfuegos – le vent se comporte ainsi: il tombe presque complètement en fin d’après midi et en soirée, puis il tourne modérément au nord la nuit et au matin, avec les premiers rayons du soleil, il tourne lentement à l’est, puis, vers 9hres au sud est et il continuera à tourner ainsi jusqu’au plein sud en fin d’après midi.

Je me suis fait prendre solidement au départ de Cienfuegos, quand les prévision annonçaient du 15-20 nœuds plein est. Comme ma route étaient au 125, soit sud est, je me disais: pas grave ce sera un vent de terre et je réduirai la toile. Yeurk!! l’est annoncé a suivi le modèle décrit précédemment et je me suis pris à me faire taper dans le nez toute la journée et à avancer au moteur à 2-3 nœuds.

Cienfuegos, cé bô, beau, beau!!

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Trinidad, le passé et des gens chaleureux

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Vinales, la beauté de la nature, la musique partout

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Everyone, or almost, can produce raster maps, maps made ​​from simple pictures of paper maps or aerial photos.
Everyone is all those who have good computer skills (able to work a bit with the DOS, for example), a good digital camera, a good software to process these photos, a good time, a lot of good time (for experts, hundreds of hours to the 164 maps of Cuba, for the fans, thousands …)
Have some artistic sense is a must.

And be an example of patience and tenacity does not harm either.
It’s a little me it.

So I started to make rasters. I have nothing against water guides. They are absolutly necessary, but in the era of navigation assisted by the computer or card reader, digital maps have an advantage. So I put these on DVD KAP hundreds of files that I can use now to sail with OpenCPN on my PC.


These KAP charts are of two types:

105*** Black and white raster maps made ​​directly from paper nautical guides authors cited below. They can, with a record level of 12 megapixels, zoom in enough to approaches passes and anchorages. The disadvantage is that they are difficult to read because they have no colors to make a difference in water levels and values ​​of land and sea.

 

 

 

 

105*** In Colour: they are rasters made ​​with the images in black and white, but with an overlay in Google Earth to improve the accuracy of drawing and coloring shoals. If they do not zoom in as much because of its low level of registration (1000 megapixel imposed by Google Earth), they improve against the cards in black and white colors that reveal the best sand banks and areas depth. They correct in some cases, the designs sometimes primary authors. They help in other cases to specify the Geolocation of local dangers.

 

 

 

 

105I added to the WCI files generated by the calibration with MapCal. They are compatible with programs such as SeaClear, OziExplorer or other. These charts are identical to files KAP, black and white.

 

 

 

 

210BEL 257BEL Finally, I added others personnal charts not included in the guide, but I think useful.

I gave each file a number that corresponds to the page of the guides, which drew up the map so you can easily access local information in the paper guide.

I wanted to keep on hand as the programs and OpenCPN SeaClear, downloadable for free.


CUBA


DVD jaquetteI bought the guide Nautical Nigel Calder Cuba, the island with 6000 kilometers of coastline. I find it indispensable for anyone wishing to cross the Gulf Stream without too much inconvenience. Also useful to understand the Cubans struggling with a U.S. embargo that keeps them in relative poverty and, consequently, how to source from a country that lacks everything. Finally, useful for navigating in an area characterized by prevailing winds from east to west and many cold fronts from November to February.
So I made my rasters from paper nautical guide Nigel Calder Cuba, the island with 6,000 miles of coastline, 2001 French edition, a translation of Cuba: A Cruising Guide.

 

 

 


YUCATAN, BELIZE, GUATEMALA

 

Étiquette DVDThese 159 charts do not need less water guide Captain Freya Rauscher whose sound information (many waypoints) on the barrier reef of Belize allows us to fully enjoy the navigation safe from easterly winds. I have known sailors who crossed the Belize without seeing almost nothing beautiful islands, beaches and dive sites of the barrier, simply because they had the usual cards, too general, to navigate. The book of Mrs. Kausher is essential to enjoy it. It is especially important for those who rely on Google to make rasters as satellite imagery of this country is often deficient
Divers and fishing enthusiasts will be delighted with the accuracy of his remarks. It gives full value to the funds in favor of scuba diving or snorkeling and fishing.
Travelers wishing to visit the Mayan sites are catered too.
So I just wanted to use in electronic navigation guide boat Captain Freya Rauscher Paper To Belize and Mexico’s Caribbeam Coast, 3rd edition.

 


JAMAICA, CAYMAN, HONDURAS, GUATEMALA


Pavlidis DVDThese charts complete guide Nautical Stephen J. Pavlidis Cruising Guide to the Northwest Caribbeam, essential for anyone wishing to enjoy entries moorings of Jamaica, the Cayman Islands, Honduras and Rio Dulce in Guatemala.
The paper guide, bound by his stubby, allows ergonomic use cruise.
As for Belize, although satellite imagery is more favorable in the countries visited by Pavlidis, normal maps do not reveal the many anchorages that this guide to discover.

 

 

 


SAN BLAS

 

San Blas

Satellite coverage of Google Earth to the archipelago of San Blas is completely void. As for normal charts, they are often too general and imprecise to allow access to the many anchor in the islands.
It is therefore important to obtain this guide, by its contrasting colors and nice, I was able to identify other beautiful falling for snorkeling and fishing. Bahaus identifies many runways that allow browsers to receive the visit. It also lists the items of supply on the islands.
I arrive in San Blas and I do not regret having bought the book, although it is expensive, then having converted its raster maps. I do not see how you can visit the San Blas without this guide. Electronic navigation was very easy

For more information:
raynaldcollard@yahoo.ca

 


Let’s compare

Compare the usual maps Maptech covering the western Caribbean and my rasters.

The West Indies are well provided with paper maps and electronic details. But to attend the Western Caribbean (Cuba, Jamaica, Cayman, Honduras, Panama, Guatemala, Belize and Mexico) it is essential to refer to guides for Calder, Pavlidis, Rauscher and Bahaus. The solution for assisted navigation of the computer or the card reader remains in the fabrication of raster maps provided in these usefull guides but not adapted for electronic navigation. My KAP charts are a complement.

Examples of improvement of navigation in these regions through the "RIP" paper maps.

 
1. Standard chart sufficient: Marina Hemingway, Cuba

Here is an example where the raster map provides little additional information, other than to provide a format aerial photo of the marina and more details on installations.

Marina-Hemingway-format-Explorer_thu 40_thumb 

 

2. Insufficient informations: the west passage of La Playeulas

In western Cuba, the cards give the usual image of Cayo Ines de Soto. Not bad for browsing. But it does not anchorages or three passes to get around the island in the south.

 Ines-de-Soto_thumb 58_thumb1 58_thumb16 

But the raster can show the passage south of the cayos

60 60

 

3. Standard chart without sufficient details

Same thing here. Impossible to detect the passage with the usual 1401. The raster chart shows the channel.

carte 1401 KAP 

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4. Unchartered anchorage: Ensenada San Francisco

Very clever to be said if an anchor here. Yet there is a very pretty. NO DETAILS.

Punta-de-Abalos-format-Explorer_thum

 70_thumb1 70_thumb12

 

5. No local informations on standard chart: Maria Lagorda

Maria La Gorda is an even more typical. A real conundrum… NO DETAILS. A popular entry in Cuba for travellers provening from Mexico, Belize… With an open sea «port» and … a emergency anchorage no mapped in the bay.

Maria-lagorda-format-Explorer_thumb76_thumb12 

R#aster (satellite imagery)

Maria-lagorda-format-raster_thumb

And the emergency little anchorage La Bajada a little north in the bay.

76B

 

6. A bay showed only by satellite imagery: Ensenada Aserrado

An example of anchoring, Aserradero Bay, south of Cuba, in which nobody was interested. NO DETAILS. Map usual leaves nothing to see. While a satellite view allows to see clearly a mooring day.

Baya-Aserradero-format-raster_thumb2 161B_thumb3

 

  7. Announced passage but not mapped

How to navigate here … without the two rasters to see the passage of Los Tres Hermanos? NO DETAILS.

Cayos-cocos-format-explorer_thumb2

Raster chart of Cayos San Felipe

 Cayos-cocos-format-raster_thumb2 87_thumb8

But here the raster passage…

88_thumb1 88_thumb12

 

Write me:

raynaldcollard@yahoo.ca

http://www.facebook.com/#!/profile.php?id=1267491256

51Tout le monde, ou presque, peut fabriquer des cartes raster, c’est à dire des cartes faites à partir de simples photos de cartes papier ou des photos aériennes. Tout le monde, c’est tous ceux qui ont de bonnes connaissances informatiques (savoir travailler un peu avec le DOS, par exemple), un bon appareil photo numérique, un bon logiciel de traitement de ces photos, du bon temps, beaucoup de bon temps (pour les experts, des centaines de bonnes heures pour les 164 cartes de Cuba; pour les amateurs, des milliers…)

Avoir un certain sens artistique ne nuit pas.

Et être un exemple de patience et de ténacité ne nuit pas non plus. 

C’est un peu moi, ça.

Alors je me suis mis à faire des cartes rasters. Je n’ai rien contre les guides nautiques. Ils sont nécessaires, mais à l’ère de la navigation assistée par l’ordinateur ou par lecteur de cartes, d’avoir des cartes numérisées est un avantage.  J’ai donc mis sur DVD ces centaines de fichiers KAP que je peux utiliser maintenant pour naviguer avec OpenCpn sur mon PC.

Ces cartes sont de 2 types :

105*** En noir et blanc pour des cartes rasters fabriquées directement à partir des guides nautiques papier des auteurs cités plus bas.  Elles permettent, grâce à un niveau d’enregistrement de 12 mégapixels, de zoomer suffisamment pour les approches des passes ou des mouillages. L’inconvénient, c’est qu’elles sont difficiles à lire parce qu’elles ne comportent aucune couleurs pour faire la différence des niveaux d’eau et des valeurs terre-mer.

 

 

 

105*** En couleur : ce sont des cartes rasters fabriquées avec les cartes en noir et blanc, mais avec une superposition Google Earth pour en améliorer la précision des dessins et la coloration des hauts fonds. Si elles ne permettent pas de zoomer autant à cause de son bas niveau d’enregistrement (1 000 mégapixels imposés par Google Earth), elles améliorent par contre les cartes en noir et blanc par les couleurs qui révèlent mieux les bancs de sables et les zones de profondeurs. Elles corrigent, dans certains cas, les dessins parfois primaires des auteurs. Elles permettent dans d’autres cas de préciser la géoposition de certains obstacles.

 

 

105J’ai ajouté les fichiers WCI générés par le calibrage avec MapCal. Ils sont semblables aux fichiers KAP en noir et blanc et enregistrés aussi en 12 mégapixels.

Ils sont compatibles par des programmes comme SeaClear, OziExplorer ou autres. Ces cartes sont identiques aux fichiers KAP, en noir et blanc.

 

 

 

76AFinalement, j’ai ajouté de mon crû d’autres cartes non traitées dans les guides. Par exemple, à Maria Lagorda, port important d’entrée au sud ouest de Cuba des navigateurs provenant du Belize et du Mexique, aucune carte connue ne permet de visualiser les approches du complexe hôtelier. J’ai fabriqué une carte raster grâce à une image satellite de l’endroit et maintenant, il y a une carte KAP utilisable sur ordi ou lecteur de cartes. Vue du large, l’accès au quai de Punta Gorda est difficile. Sur place, à hauteur de pont, la couleur des bancs ne permet guère de voir le passage. Mais une vue satellitaire le permet.

 

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Au Belize, la partie sud est en partie illisible par imagerie satellitaire. Alors j’ai fait une route avec OpenCpn et une superposition satellitaire suffisante pour en distinguer les couleurs pertinentes.

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J’ai donné à chaque fichier un numéro qui correspond à la page du guide d’où est issue cette carte afin de pouvoir consulter facilement les informations locales dans le guide papier.

J’ai voulu garder à portée de main sur le disque aussi les programmes OpenCpn et SeaClear, téléchargeables gratuitement sur Internet.


CUBA 

Photo de jaquetteJ’ai acheté le guide nautique de Nigel Calder Cuba, l’ile aux 6 000 kilomètres de côtes. Je le trouve indispensable pour qui veut traverser le Gulf Stream sans trop d’inconvénients. Utile aussi pour comprendre les Cubains aux prises avec un embargo américain qui les tient dans une relative pauvreté et, conséquemment, comment s’approvisionner dans un pays qui manque de tout. Très utile enfin pour naviguer dans une zone caractérisée par des vents dominants d’est en ouest et des fronts froids nombreux de novembre à février.

J’ai donc réalisé mes cartes rasters à partir du guide nautique papier de Nigel Calder Cuba, l’île aux 6 000 kilomètres de côtes, édition française 2001, une traduction de Cuba: A Cruising Guide

N.B. J’ai parcouru Cuba par le sud de décembre 2011 à mars 2012 et mes cartes rasters se sont avérées fort utiles et très précises. Comme je l’avais pressenti, le travail minutieux de Calder ajouté à celui de Google Earth a fait toute la différence avec le Belize et le Mexique.


YUCATAN, BELIZE, GUATEMALA

imageCes 159 cartes électroniques ne rendent pas moins indispensable le guide nautique du Capitaine Freya Rauscher dont les informations judicieuses (nombreux Waypoints) sur la barrière de corail du Belize nous permettent de bien profiter de cette navigation à l’abri des vents d’est. J’ai connu des navigateurs qui ont traversé le Belize sans presque rien voir des jolies iles, plages et sites de plongée de cette barrière, simplement parce qu’ils n’avaient que les cartes usuelles, trop générales, pour naviguer. Le livre de Mme Kausher est donc essentiel pour en profiter. Il est d’autant plus important pour ceux qui comptent sur Google pour fabriquer des cartes rasters que l’imagerie satellitaire de ce pays est très souvent déficiente 

Les plongeurs et les amateurs de pêche seront comblés par la justesse de ses remarques. Elle donne leur pleine valeur aux fonds favorables à la plongée bouteille ou tuba et à la pêche.

Les voyageurs désireux de visiter des sites Mayas y trouveront leur compte aussi.

J’ai donc simplement voulu rendre utilisable en navigation électronique le guide nautique papier du Capitaine Freya Rauscher To Belize and Mexico’s Caribbeam Coast, 3ième édition.

N.B. J’ai traversé le Belize et le Yucatan en novembre 2011 et, comme prévu, les cartes rasters se sont avérées simplement passables. Elles ne doivent donc être utilisées qu’à titre indicatif, pour les approches.


JAMAIQUE, CAÏMANS, HONDURAS, GUATEMALA

Pavlidis DVD

Ces cartes électroniques viennent compléter le guide nautique de Stephen J. Pavlidis Cruising Guide to the Northwest Caribbeam, indispensable pour qui veut profiter pleinement des entrées de mouillages de la Jamaïque, des Caïmans, des îles du Honduras et du Rio Dulce au Guatemala.

Ce guide papier, par sa reliure boudinée, permet une utilisation ergonomique en croisière.

Comme pour le Belize, même si l’imagerie satellitaire est plus favorable dans les pays visités par Pavlidis, les cartes usuelles ne permettent pas de révéler les multiples mouillages que ce guide permet de découvrir.

 


ARCHIPEL DES SAN BLAS, PANAMA

San BlasLa couverture satellitaire de Google Earth pour l’archipel des San Blas est complètement nulle. Quant aux cartes usuelles, elles sont intéressantes mais souvent trop imprécises pour permettre l’accès aux nombreux mouillage dans les iles.

D’où l’importance de se procurer ce guide qui, par ses couleurs contrastantes et agréables, m’a permis en autres de repérer les beaux tombants pour la plongée et la pêche. Bahaus identifie bien les pistes d’atterrissage qui permettent navigateurs de recevoir de la visite. Il répertorie aussi les points de ravitaillement sur les iles.

J’arrive des San Blas et je ne regrette pas d’avoir acheté le livre, même s’il est cher, puis d’avoir converti ses cartes en raster. Je ne vois pas comment on peut visiter les San Blas sans ce guide. La navigation électronique a été très facile

 


Pour plus d’information:

raynaldcollard@yahoo.ca


Comparons

Comparons les cartes usuelles de type Maptech couvrant la partie ouest des Caraïbes et mes cartes rasters.

Les Antilles sont bien pourvues en cartes papier et électroniques détaillées. Mais pour fréquenter la partie ouest des Caraïbes (Cuba, Jamaïque, Caimans, Honduras, Panama, Guatemala, Belize et Mexique), il faut absolument se référer aux guides papier des Calder, Pavlidis, Rauscher et Bahaus.  À l’heure de la navigation électronique assistée sur ordinateur ou lecteurs de cartes, ces guides restent très utiles, mais non adaptés. La solution pour la navigation électronique demeure donc dans la fabrication raster des cartes fournies dans ces guides. J’y vois donc un excellent complément.

Voici des exemples d’amélioration de la navigation dans ces régions grâce à la «rastérisation» des cartes papier.

 

1. Carte standard suffisante: Marina Hemingway, Cuba

Ici la carte raster apporte peu d’informations supplémentaires à la 1101 de la marina Hemingway, à part celle de fournir un format photo aérienne de la marina.

Marina Hemingway, format Explorer 40 

 

2.  Informations locales insuffisantes: le passage ouest de las Playuelas

Mais la plupart du temps, Cuba ne nous gâte pas autant. Au nord ouest de Cuba, par exemple, la carte usuelle la plus détaillée (la 11201) donne cette image de Cayo Ines de Soto. Déjà pas mal pour y naviguer. Mais elle n’indique pas les mouillages ni les trois passages pour contourner les îles par la sud.

Où passer? La route tracée est de moi, mais j’ai eu besoin de la carte raster «Passage» pour le savoir.

 Ines de Soto 58 58 

60

 60

 

3. Carte standard sans détails pertinents

Même phénomène ici. Impossible avec la carte 1401 de détecter les bancs de sable au nord du passage. Mais la carte raster indique clairement la passe.

 carte 1401 KAP

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4. Un mouillage non cartographié

Bien malin qui saurait dire s’il y a un mouillage ici. Et pourtant il y a en un très joli.

Punta de Abalos format Explorer 

70 70

 

5. Aucune information locale sur la carte standard

Maria La Gorda, port d’entrée à l’extrême sud ouest de Cuba en provenance du Mexique et des pays limitrophes, est un exemple encore plus typique. Une vraie devinette. Même la carte proposée par Calder est trop générale. Mais une photo satellitaire permet de situer le mouillage et le quai en face de l’hôtel.

Maria lagorda, format Explorer76 

Maria lagorda, format raster

Mais Maria lagorda est un mouillage ouvert sur la houle du large et dangereux par vents du sud et d’ouest. Calder parle d’un mouillage de fortune, la Bayada, un peu plus au nord, mais il ne le géoférence pas. Seule la photo satellitaire permet de le cartographier et d’en faire une carte raster.

76B

 

6. Une baie révélée par photo satellitaire

Voici un exemple de mouillage: la baie de Aserradero, au sud de Cuba, auquel personne ne s’est intéressé. La carte usuelle ne laisse rien voir. Alors qu’une vue satellite permet d’y voir clairement au moins un mouillage de jour contre les vents dominants du nord et d’est.

Baya Aserradero, format raster 161B

 

7. Un passage annoncé mais non cartographié

Comment naviguer ici avec simplement la 2101… sans les deux rasters pour visualiser le passage de Los Tres Hermanos?

Cayos cocos format explorer Cayos cocos format raster 87

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DSC00646 

Quand je suis arrivé à Porvenir, la porte d’entrée des San Blas, (Kuna Yala, pays des Indiens Kunas), par les joyeux tortillons autour des hauts fonds qui nous accueillaient, j’ai eu ce qui pourrait s’appeler un coup de barre. Un coup de barre, c’est voisin du coup de foudre. C’est  juste un peu plus amariné comme façon de voir les choses. La jeune fille à l’accueil était très jolie. Sérieuse au premier contact, souriante au second. Le côté mythique de l’archipel, issu des lectures et des commentaires de ceux qui en revenaient, me titillait l’intérêt. Les commentaires étaient sans nuance: on a aimé, on n’a pas aimé. Les on-n’a-pas-aimé disaient: les Kunas sont comme ci ou comme cela, ils veulent de l’argent (les Indiens à un dollar), il est difficile de s’approvisionner en tout. P1000341

Oui, ils ont un côté quémandeur: nous avons tout, et eux vivent de rien. Nous les faisons rêver, nous sommes un peu des Pères Noël qui arrivons avec nos gros bateaux-cadeaux. Au fond de leurs petits cayucos à fleur d’eau et pleins de poissons, langoustes, fruits ou mille et une petites choses à offrir, nous sommes les quelques dollars qui leur permettent d’accéder au XXIème siècle. Difficile de s’approvisionner? C’est relatif. Y a pas de Wallmart, mais il y a plein de pêcheurs qui nous livrent au bateau à peu près tout ce qui se pêche: langoustes, king Crabe, vivanos, conques… On peut trouver des pâtes et de la bière assez facilement…

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Les cayucos à voile

Les Indiens Kuna sont d’excellents marins. En quelques minutes ils transforment leur cayuko, fabriqué à la hache à même un tronc d’arbre, en petit voilier élégant. Elleon est venu me demander de la toile pour “voiler” son cayuco. J’avais plein de retailles de sunbrela et de cuirettes qui m’embarrassaient. Il est parti joyeux me promettant toutes sortes de bonnes choses en retour. Faut dire que je lui avais modifié aussi sont harpon pour le rendre plus efficace.

DSC00661 DSC00756    DSC00754 Ils viennent de passer derrière le bateau. Je sais qu’ils vont travailler à leur finca (leurs plantations) sur le continent. Tous les matins, dans leur cayuco, ils traversent les quelques milles, parfois à voile si le vent le permet, le plus souvent à rame, pour prendre les sentiers qui mènent au fond de la jungle à leur culture: bananiers, cocotiers, manguiers, avocassier, etc. La récolte des mangues est commencée. Mes filets à fruits débordent. De limes aussi, d’avocats…   

P1000285  DSC00671  Ils viennent ainsi au bateau offrir leurs molas ou leur poissons ou leurs fruits, ou tout ça en même temps.

 

DSC00647  DSC00681  DSC00680     DSC00695DSC00696    Le mola c’est un carré d’étoffe

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 DSC00805 Elle est arrivée dans son cayuco au bateau sous la pluie pour me vendre d’autres molas. Elle m’avait fabriqué une chemise pendant la nuit, disait-elle. Je lui ai achetée. Veuve, trois enfants. Je lui ai donné du savon, des hameçons, mon dernier shampoing et j’ai rechargé son cellulaire. Esmeralda, pas la grande, la vraie, habite Carti. Quand elle a vu mon petit drapeau Kuna, elle m’a demandé de le calquer pour en fabriquer…

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S’il est un pays où les enfants semblent heureux et libres, c’est ici.

 

  

      

Le congresso

Le congresso est un petit gouvernement communautaire, avec un chef, le saila, qui préside essentiellement pour régler des problèmes locaux. Pas de tenues écourtichées (chemise sans manches ou culottes courtes) aux réunion du congresso.

 

 

 

 

   

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L’éducation au premier rang des préoccupations

P1040482P1040484 L’école est une valeur fondamentale chez les Kunas. à Playon Chico, les enfants de la maternelle au lycée sont bien pourvus.

Les toilettes autour des îles

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Je suis chanceux, j’ai une toilette à bord pour mes eaux personnelles. Eux, pour leurs besoins, vont en périphérie du village dans ces étranges petits cabanons. Ça fait loucher au début. Puis on se dit qu’au bateau, tout va à la mer aussi, que c’est même plutôt ingénieux. Pas besoin d’un réseau complexe d’égouts de toute façon presque impossible à aménager. Techniquement pas de possibilité non plus d’installer un système de traitement des eaux brunes comme nous en avons dans nos villes.

 

P1040507Pas de pompes pour faire le plein.

Alors on vide et transvide en comptant les litres et en espérant que la mesure du gars est bonne.

 

L’ombre au mola: $$$

Les Kunas ont 2 monnaies: la noix de coco et le dollar. La noix de coco est leur monnaie traditionnelle. Ils l’échangent avec la Colombie contre des denrées.  L’autre monnaie est le dollar Balboa de Panama, c’est à dire le dollar américain. Mais ne vous faites pas prendre avec une noix de coco dans les mains, même ramassée par terre, vous vous ferez accuser de vol. La noix de coco est Kuna. Les quelque 350 iles appartiennent à des familles Kunas et, comme elles sont à peu près toutes couvertes de beaux grands cocotiers, la monnaie coco est abondante. Abondante mais interdite aux cocos gringos que nous sommes tous supposés être. Gringo = blanc = pognon.

La deuxième monnaie est le dollar américain …qui est impossible à trouver aux San Blas. Je n’ai vu qu’une seule banque, celle de Nargana (Rio Diablo), et elle refuse de vous donner de l’argent sur votre carte de crédit. Le guichet automatique n’existe pas ici, comme c’est le cas dans les iles du Honduras ou au Guatemala. La première conséquence est que si vous n’en n’avez pas apporté suffisamment, vous serez condamné au poisson que vous prendrez. Et vous ne pourrez pas visiter les iles à l’est de Nargana. La deuxième conséquence est que, si vous emportez de grosses réserves dans le bateau, vous encouragerez la piraterie. On vous prendra pour une banque flottante facile à dévaliser la nuit avec une lancha rapide. C’est arrivé à 3 bateaux en décembre et en mars. À Punta Sal, au Honduras, Maroine, un bateau ami français parti du Rio Dulce pour venir ici et un bateau canadien  … Le premier s’en est tiré en collaborant avec les voleurs, mais le deuxième a voulu se défendre et s’est fait tuer. En mars, le troisième a voulu faire de même à Guanaja, une des iles du Honduras que l’on croyait sure, et s’est fait durement tabasser: il a été chanceux, les bandits étaient moins vites sur la gâchette que les autres.  

La frustration s’est donc un peu installée dans la partie est de l’archipel, quand on a vu, village après village, un cayuco s’approchant pour prélever la taxe locale Kuna pour les touristes. Elle est de 10$. J’avais déjà payé 183$ de droits d’entrée au Panama, puis 20$ aux San Blas à El Porvenir. Et voici que maintenant, on me collectait 10$ supplémentaire pour chaque ile-village visité. Le plaisir du nouveau s’est donc épuisé à Ailigandi quand mes amis de P’tit Bout 2 ont vu leurs réserves presque à sec. J’avais prévu le coup et m’étais apporté suffisamment de $ en très petites coupures. Mais les réserves baissaient dangereusement.

Je comprends donc la déception de certains bateaux qui sont passés ici avec peu de réserves. C’est comme de magasiner GROS pour Noël avec pas beaucoup de sous dans les poches…

Ailigandi, San Blas

Donc j’arrête ici ma “descente” vers le sud, vers la Colombie, toute proche. Je réalise que, demain matin, je “remonte”, c’est à dire que je vais devoir sortir les voiles tribord amure. Saurai-je encore le faire?! Je regarde le livre de bord: depuis Guanaja, Honduras, le 8 février, je suis bâbord amure pour les vents à dominante d’est. Plus de 2 mois sous la même allure. Je ris…  Je calcule les distances: OPENCPN… Plus de 800 milles nautiques à voir le soleil dans le nez au départ des escales et dans le cul au coucher. … Je ris encore… Ce doit être pour ça que j’ai les lèvres “maganées”. Maintenant je vais pouvoir me faire griller autre chose…

Je retourne dans l’ouest, pour prendre à bord Caroline et Vincent qui viennent me rejoindre à Nargana pour de courtes vacances.

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Au pays des omegas 3

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Encore le Q qui me fait mal

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Note pour les vierges offensées: c’est l’usure du soleil qui a usé l’usé. Mais on sent bien que l’usure vient d’ailleurs aussi.

La légende du perroquet de mer

Le perroquet de mer – je parle du poisson, bien entendu – a une drôle d’habitude la nuit: il s’entoure d’une bulle, d’une sorte de cocon de chrysalide. 

Caro a pensé l’imiter…

Et voilà le résultat: un beau bébé déjà tout élevé et une sirène aguichante.

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Le retour

L’avion de Caro et de Vincent vient de bouffer la petite piste d’El Porvenir. Un peu de nostalgie me titille le cœur, on eu beaucoup de plaisir pendant ces 15 derniers jours. Mais moi aussi je pars. Jean-Charles et Françoise ont le même sentiment que moi: on rentre. Le bateau est prêt pour refaire les quelque 680 milles jusqu’à Roatan où l’on veut arrêter faire une dernière crise de plongée. J’éprouve la même émotion à la sortie du pays des Indiens Kuna qu’à l’entrée. J’ai l’impression de quitter un lieu unique où pas trop de monde ne viendra, j’espère, pour tout …gâcher. J’écris le mot en pensant aux Américains, qui, avec leur pognon et leur manie de toujours tout vouloir évangéliser et standardiser dans leur intérêt… Passons, j’en aurais trop long à dire.

La remontée jusqu’à l’ile de San Andres se fera à 3-4 nœuds avec un courant dans le pif. On arrêtera dans cette ile pour faire le plein de diésel puis on décampera de ce bordel touristique pour le reste avec un vent favorable jusqu’à la hauteur des Vivorillos, où nous ne sommes pas arrêtés. Puis on se tapera du vent 20-30 nœuds plein portant jusqu’à French Harbour, Roatan.

West End, Roatan

La plongée. Il y a des moments de grâce dans une journée, une semaine, une année ou une vie. Là, c’est à l’heure près. J’en vis un presque à chaque fois que je plonge ici. Au Kuna Yala ou à Roatan. À la différence qu’ici s’y mélangent d’autres plaisirs. Je m’explique.

De savoir que j’ai une occasion d’aller plonger me procure le plaisir no un: le fantasme de ce qui sera si… Le second, au  moment de la sortie, sera d’avoir repéré un site intéressant simplement à analyser les courbes de niveau sur une carte marine. Mais ce sont les suivants qui me ravissent. Quand, du dinghie, par exemple, je vois les sombres massifs de corail se dessiner sur un fond de sable turquoise. Mais plus encore, quand je me laisse basculer à l’eau et que le premier coup d’œil vers le fond me présente des formes (des cavernes par exemple) et des couleurs (les fonds marin arborent toutes les couleurs) sous le soleil des tropiques à en couper le souffle.

Alors les autres plaisirs s’accumulent exponentiellement.  Quand je purge l’air de ma veste de flottaison et que je descends, que je respire dans le détendeur. Le détendeur me consacre en lui-même habitant d’une autre planète. Alors je me sens doublement en vie dans le monde des bulles. En contrôle de mon corps, de ma flottabilité. Je deviens poisson. Un poisson de surface mais aussi des profondeurs. Justement, le zodiac est amarré au-dessus d’un. Je ne vois pas le fond, même si la visibilité est exceptionnelle, plus de 30 mètres. Je suis le premier à l’eau et je descends pour attendre Françoise et Jean-Charles au fond. J’ai hâte de clencher vers le bas. Je veux dire le plus bas. Le premier pallier est à 10 mètres, le second à vingt, le troisième à 40. Je regarde plus bas il y a en un autre, qui, lui, semble plonger encore 30 mètres plus profond. Le manomètre m’indique 60 mètres. Plus haut, en contrejour dans le grand bleu, je vois mes compagnons de plongée qui ne me suivent plus. Ils ont atteint leur limite. Moi, elle est où la mienne? Je suis déjà allé 20 mètres encore plus bas. À Baie-Comeau, 80 mètres une fois. Je regarde le fond et me remets à la remontée à regret.

Je suis attiré par les profondeurs. Dans le fleuve St-Laurent, l’eau est sombre, mais ici c’est tout à fait différent. Le soleil, avec ses rayons qui plongent à la verticale, semble nous ouvrir une autoroute de confiance. Savez, ce bleu cobalt si caractéristique des Caraïbes, si bellement attirant. Si propice à la réflexion. Je me mets donc à penser que c’est là une partie de ma vie, cette recherche de profondeur. En littérature, en philosophie, à conduire une voiture, à skier. J’aime approfondir le style d’un romancier dans sa phraséologie, la vision d’un philosophe qui me permet d’expliquer des choses, le plaisir, sur la route, de bien découper une courbe, un virage en ski..

Mon roman Les 3 automnes traduisait bien cette recherche de la compréhension de l’inconnu. Je devrais dire de la compréhension de ce que je connaissais, mais si mal. Le jardin de nos quotidiens est bien plus profond qu’on le pense. Et là, dans la douce pénombre, j’en suis encore là. À occulter le Mal ou le Bien (c’est selon) des profondeurs.

Soudain, je ressens un léger essoufflement, une légère sensation de narcose. Faut pas que tu fasses le fou. C’est trop beau pour inquiéter Françoise et Jean-Charles. Pour m’inquiéter aussi. Car je suis un peu borderline en plongée. Comme partout ailleurs, j’aime marcher en équilibre sur les bords de la désobéissance et du risque… Alors je remonte les rejoindre doucement, un peu à regret.

Je recherche donc les tombants, c’est-à-dire ces champs de corail qui, soudain, plongent vers le bleu d’encre. Vers le vide cobalt qui me fera oiseau, planant à flanc de paroi. Sur fond de ce bleu mystérieux. Voilà le mot que je cherchais : le mystère. Le lieu privilégié. Le lieu des privilégiés, ceux qui sont limités à la plongée en apnée ou, pire encore, ceux qui n’ont jamais connu les fééries d’un jardin sous-marin manquent à ce rendez-vous du mystère. Ce petit moment d’angoisse au-dessus du vide. Sur terre, le vide est danger. Mort. Ici il est une belle tentation qui nous relie au mystère. Les couleurs chaudes s’estompent, les bleus et les verts enveloppent toutes les formes dans un voile uniforme, mais riche en nuances. Au développement des photos, on devra joueur du contraste éclairer un peu. Atténuer. Réchauffer. Ouais Réchauffer…

Réchauffer… même l’eau étant à 29 C à la surface, et guère moins à 60 mètres.                

Les projets

Voilà, j’ai fait le plein d’aventures pour cette année. Je peux rentrer à la maison, au Rio Dulce, puis chez moi au Québec. Une partie de la prochaine aventure de l’hiver prochain est déjà écrite par procuration grâce au guide nautique de Nigel Calder CUBA, L’ÎLE AUX 6000 KILOMÈTRES DE CÔTES… J’ai fait les cartes Raster du guide. Celles du Belize et du Yucatan aussi. Je me sens prêt.

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Donc, l’itinéraire pour l’hiver prochain pourrait être le suivant (ici en jaune), du Rio Dulce, Guatemala, je ferais

le Belize,

le Yucatan (Mexique).

les côtes sud et nord (jusqu’à Varadero) de Cuba,

puis les Keys

jusqu’à la St-John River (Jacksonville) en Floride, où je laisserais le bateau

en attendant les Bahamas et les Antilles l’année suivante.

Bon été à tous

L’entonnoir pour les cargos

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Le canal mesure 80 km de long et est constitué de 3 séries d’écluses: les 3 de Gatun, du côté des Caraïbes, celle de Pedro Miguel et finalement les 3 de Miraflores, côté Pacifique. Cette route maritime à l’intérieur des terres s’est pratiquement imposée d’elle-même au XIXième siècle suite aux grandes vagues expansionnistes et industrielles entre les économies de l’est et celles de l’ouest. Ce sont les Français qui ont initié le projet au départ, mais ils ont dû abandonner les travaux faute d’argent et surtout de moyens pour combattre la fièvre jaune. On parle de 22,000 morts… Les Américains ont par la suite pris la relève et mené à bien le titanesque chantier.

P1000146On peut avoir aujourd’hui un aperçu de l’étendue des travaux à l’époque par ceux de plus de 5 milliards de dollars entrepris récemment pour creuser à même la montagne une troisième série d’écluses afin de permettre le passage des super bateaux (les Post Panamax) de plus de 330 mètres de long et de 12000 conteneurs et ainsi de doubler l’achalandage déjà extraordinaire du canal ouvert 24 heures sur 24. Ces travaux vont créer entre 30 et 40,000 emplois. et faire pratiquement doubler le PIB du pays.

Bel exemple de planification: la population, qui avait le choix de réinvestir les devises étrangères dans l’amélioration de leur services sociaux, a été décidé par référendum de le réinvestir dans l’amélioration du canal. Je ne sais pas si nous aurions fait ce choix au Québec…

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LE CATAMARAN FRANÇAIS CHARADE

C = Carole

H = Hugo

A = Ambre

R = Romain

A = Arnaud

DE = Delamare

Charade est un magnifique catamaran de 52 pieds. Il est occupé par une charmante petite famille. Carole est vétérinaire, Arnaud, homme d’affaires. Ils ont 3 enfants: Ambre et Hugo, qui vont à l’école sur le bateau, et Romain qui attend son tour. Ils ont leurs manuels de classe et cahiers d’exercices.

S’ils ont passé le canal de Panama, c’est pour faire le Pacifique. Françoise, Jean-Charles et moi avions le goût de faire l’expérience d’une vraie visite du canal, mais en participant comme équipiers. Nous sommes donc allés à la marina de Shelter Bay, à Colon, pour offrir nos services. Nous sommes tombés sur le bon jour!

L’administration exige d’avoir, outre un capitaine compétent, 4 adultes (équipiers) pour manipuler les aussières de 150 pieds obligatoires afin de tenir les bateaux au centre des écluses et un pilote désigné par elle pour diriger les opérations. Ils leur manquait donc un trio, c’était nous. Le transit entre les deux océans s’est fait de façon impeccable, sans bavure aucune. Et dans la bonne humeur générale!!

La prochaine escale de Charade, les Galápagos.

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PANAMA CITY, LA CIUDAD

P1000189Panama City est une jolie capitale (à ne pas faire aux heures de pointe. Pire qu’à Montréal…) C’est une ville en pleine expansion où l’ancien et le moderne se côtoient agréablement.

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J’ai aimé l’expérience et reniflé l’air du large, l’air du Pacifique. Ça sent bon, le large. L’appel était là. On verra…On verra…

Pour le moment, l’archipel des San Blas pour les 2 prochains mois…P1000198 Et les Indiens Kuna.

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Randonnée pédestre au mont Pechino, à Providencia

Avant de quitter Providencia, avec un groupe d’amis français, je suis parti un matin faire la randonnée pédestre du mont Pechino, le plus haut sommet de Providencia. Mais le minibus, qui nous y emmenait, avec une classe de maternelle, est tombé en panne. Le résultat a été qu’une partie de la maternelle est partie … en moto et nous en …camionnette. Une camionnette qui suait dans les côtes et menaçait de refaire les montées à reculons.

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Analysons la photo des enfants sur la moto: ils sont joyeux, les parents aussi et ce n’est pas juste pour la photo. Le chien, lui, se détourne pour ne pas voir. Nous, nous regardons avec des papillons dans l’estomac. Puis nous nous disons que ça ne conduit pas vite ici… Mais quand même, la route est mauvaise…

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Au large

J’y suis au Panama. Je dis j’y suis comme on dit “Enfin, pour le temps que j’y pensais…”  On s’était habitué à voir le tortillon dans les atlas, le gros intestin serti entre 2 Amériques, le cordon ombilical par où transitent des milliers de navires, mais on a un peu de peine à se faire à ce prestigieux ouvrage d’ingénierie que constitue encore la plus grande voie navigable intérieure du monde. Le canal de Panama.

Entre l’ile de Providencia, 250 milles plus au nord et le festif village de Portobello au Panama, où j’ai pu assister au carnaval du Mardi Gras, il y a eu comme un plaisir retrouvé des grands espaces. Je n’ai jamais traversé d’océans, je n’ai connu que deux ou trois jours et nuits en mer, et j’essayais de tâter dans ma tête le fruit défendu d’une longue traversée. J’ai senti des accommodements et des réticences. Je crois que je pourrais partir… Le bateau est solide. Je l’avais déjà éprouvé entre Cuba et les Caïmans il y a 4 ans. Mais c’était par vents portants. Cette fois, entre Guanaja et les Hobbies, sous allure de près serré, par 2 à 4 mètres de vague, je l’ai senti solide, prêt à en prendre encore plus. Et moi aussi, même dans cet inconfort qui nous tient sur une patte et en déséquilibre instable continuel. Mon passage du monocoque au cata est donc définitif. J’y suis j’y reste.

Portobello, Panama

Une des choses les plus fascinantes quand on débarque au Panama (ici à Portobello), c’est le style rococo des vieux autobus scolaires américains reconvertis en transport public. Ils sont magnifiques. L’intérieur  de certains est même très joli. Certains seulement, car pour la plupart, l’habit ne fait pas le moine.  Alors j’ai eu le choc. Au Guatemala, ils sont simplement repeints de couleurs neutres, mais regardez ça ici…  Évidemment, on est dans un des pays les plus religieux de la planète et les thèmes religieux abondent. P1000034Le Christ noir est partout. Facies caucasien, mais peau noire. Pour moins de 2$ américains, je fais plus de 80 km. Évidemment, aux heures de pointe, il y a des chances, si vous faites partie des chanceux assis, d’avoir un gamin sur les genoux. Un … ou deux.

Mais ici y a pas un mec qui traverse la boite de sardines pour aller collecter l’argent. Tu paies à la sortie. Les chauffeurs? De sacrés cowboys! Ils ont dû faire leur apprentissage sur des formules 1, car les routes sont étroites, les autobus larges, le pare-brise réduit à une petite bande pour voir (hum! pour … apercevoir) ce qu’il y a devant. Les caisses de son battent la mesure de leurs rythmes sud-américains endiablés et servent de bruit de fond aux chuintements des freins, au vrombissement des pots d’échappement et aux coups incessants de klaxon. IL FAUT FAIRE DU BRUIT!!

- Après tout, nous les chauffeurs d’étaubus, nous sommes les Kings ici. Nous faisons rouler l’économie locale, nous vidons les maisons du matin pour remplir celles du soir. C’est presqu’un statut social d’être CONDUCTOR DE BOUS!!

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DSC00623 DSC00626 Portobello est constituée historiquement d’anciennes fortifications érigées pour mettre à l’abri des pirates comme Henry Morgan les trésors volés par les Espagnols aux Incas et aux Aztèques pas très loin d’ici.

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Crêperie bretonne sur P’tit Bout 11

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Quand le soir penche sur la baie, les bateaux se mettent au garde-à-vous pour dormir bien droit, la girouette dans les étoiles, comme les étalons de mer qu’ils sont tous.

P1330854   P1330858(2 photos de Benoit Jordan sur Marisa)

Confirmé, donc, je ferai, en compagnie de Jean-Charles et Françoise Dixneuf (P’tit Bout 11), la traversée du canal sur le catamaran français de 52 pieds Charade, le 16 mars. Une petite visite de la capitale suivra puis …cap sur les San Blas. Je vais m’acheter une clé USB de Degicel pour rester sur internet dans les iles.

A la proxima!!

Tracé de la route à faire aller retour: environ 1600 milles nautiques

Du Rio aux San Blas 2011

Si vous voulez animer un peu cette visite de la carte Google en zoomant sur certains lieux, cliquez sur ce lien.

http://maps.google.com/maps?ll=13.383918,-80.269717&z=5&t=h&hl=fr

Du Rio

Bon, il fallait bien finir par le quitter, le Rio Dulce, après un mois de chantier à terre au soleil humide à peindre, faire de la mécanique, démâter et tous les autre re, réparer, re-nettoyer, re…DSC00094 DSC00095  DSC00097

Et tout cela sous la surveillance des petites fourmis.

 

Les fourmis

Bon, mettons les choses au clair: ce sont de minuscules bestioles, qui ne piquent pas et qui fuient quand vous leur présentez le doigt. Elles viennent vous faire le bonjour dans l’œil le matin et une petite bonne nuit sur le nez le soir. C’est de l’amour, je suppose. Je suppose que mes geckos sont en grève pour qu’ils aient accepté l’invasion. En grève ou en fuite, vu le nombre…

Mais il faut dompter la nature, enfin sur un bateau, sinon c’est elle qui vous aura. Alors voici une recette pas piquée des … fourmis, pour se débarrasser de:

Dans un petit plat plat (tapez-vous la cuisse et faite plapla), un peu de liquide sucré (reste de cola ou vieux miel …) auquel vous mélangez un peu d’acide borique (trouvible (!) dans une pharmacie quelconque). Elles ne le savent pas, mais en retournant au nid, elles auront l’estomac dans les mandibules et communiqueront leur mal d’être aux autres. Vous vous surprendrez à les voir se promener sans entrain, sans vie…

Bien sûr, au début, au moment de la découverte de l’invasion, surtout du nid, un petit aspirateur fera un sacré bouleau.

Psychologiquement, le retour d’un bateau à l’eau entraine une sorte d’excitation comparable à celle d’un enfant malade qui retrouve ses jouets en même temps que la santé. En fait, un bateau, c’est un gros jouet. Qu’on ne peut pas jeter quand il est endommagé, ça coute trop cher.

Un petit caprice pépère avant de prendre la mer. L’étape incontournable, avant d’aller faire les papiers de sortie à Livingston, est de mouiller à Texan baie, au bout du El Golfete. Le duo Jean-Marc et Marianne sur Solvei y étaient, alors on en a profité pour aller se faire  plaisir dans la rivière Chocon, suffisamment profonde pour la naviguer en bateau sur des dizaines de km.

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La rivière Chocon est sauvage et semble complètement désertée dans les 10 premiers km, mais au détour, elle s’éveille en belles vaches broutant, une maison d’Indiens Mayas sise sur une hauteur entre les arbres, des enfants qui jouent et nous font des beubye. C’est le mystère Amérique Centrale qui opère: la jungle, le silence troublé seulement par le vol d’un perroquet, le miroir simplement ridé par le passage de nos dinghies et puis, soudain, la présence Maya, la vie familiale paisible, que notre présence trouble un peu.

En mer

La traversée de Livingston (Guatemala) à Utila (Honduras) ne s’est pas faite sans problème. Bien sûr, à la hauteur de Puntal Sal où des actes de piraterie avaient eu lieu quelques semaines auparavant (dont un meurtre), Nous (J’étais accompagné du Duo Agnés et Gérard sur Magaé) avons éteint nos feux de courses pour passer au large de cette zone. à la hauteur de Utila, au petit matin, le moteur s’est mis à perdre des révolutions. Puis à reprendre sporadiquement. J’ai donc décidé de faire escale à Utila pour aller y voir. Puis le moteur s’est remis en mode gentil train train, et j’ai décidé de continuer sur Roatan. Alors, suivez bien la suite.

À mi-chemin entre les 2 iles, il s’est arrêté complètement. J’avais un sud est au près serré d’à peine 10 nœuds, alors je me suis dit je vais continuer et me réparer à French Harbour, on verra pour l’entrée. Le vent à tourné en plein dans le nez, alors j’ai dit on retourne à Utila. Puis le vent à tourné à nouveau dans le nez. J’ai dit on va à Roatan. Puis, de nouveau blablabla… Alors j’ai pris ma décision à deux mains et lui ai donné la claque Utila. D’ailleurs, je pouvais démarrer le moteur qui fonctionnait au ralenti…  J’ai donc pu entrer à East Bay. J’ai fini par trouver dans le tuyau d’arrivée de diésel une petite merde, comme disent les Français. Depuis, il roule comme une machine à coudre bien huilée.

À French Harbour, Roatan, la p’tite vie m’a retrouvé: volleyball de plage, plongée sous-marine, natation, lecture, écriture et d’autres re (réparations, blabla…)

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Un jour j’ai lancé l’idée à des amis français et québécois de louer une voiture pour faire le tour de Roatan. Et je me suis nommé chauffeur. En weturrrrrrrrrrrrre!!.. Et oui, j’en ai eu ma claque d’être un passager-sardine dans les chickenbus du Guatemala et du Belize. À Roatan, Je me suis fait CHAUFFEUR!! Mon propre bus, stie! Et j’ai même fait du reculons, Gilles Collard! Et puis j’ai passé dans des petits coins… Mossieurs. Oh que tu aurais été fier de ta fratrie!

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Guanaja

À l’ile plus à l’est, Guanaja, on a attendu notre fenêtre météo à North est Cay. On a un peu le trac. Il y a devant nous 150 milles à faire d’une traite, sans escale, et le vent dominant plus ou moins dans le nez. Bon, on se fera brasser les couilles, comme le résumera si bien Jean-Charles Dix-Neuf (Et oui vous prononcez 19…). Le nord est annoncé s’avèrera davantage de l’est nord est, comme quoi… 

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L’Ile de la Providence

Isla Providencia est une ile au large du Nicaragua mais appartenant à la Colombie. C’est une ile magnifique, toute en montagne sur fond de mer. Elle fait à peine 7 km de long par 4 de large pour 4800 habitants. Population noire ou métissée. Style Garifuna originant souvent des populations d’esclaves. Ils sont ultra-relax, joyeux, bref de vrais Caribéens.

Nous y sommes arrivés le 16 février, aux premières heures du matin, après une journée et deux nuits en mers

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Le port est donc le centre de tout, puisque tout y arrive ou presque. Le petit aéroport reliant l’ile à celle de San Andres, 50 milles plus au sud, fera le reste pour le fret léger.

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Tour d’ile

Nous avons eu l’envie folle de faire le tour de l’ile en …moto…

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L’éducation sexuelle se fait ici sur les murs. C’est d’ailleurs un charme particulier de cette ile, contrairement à ce que l’on voit encore trop souvent en Amérique centrale. Il y a beaucoup d’affichage de type sociétal. C’est donc une ile propre dans tous les sens du terme. Dans le sens moderne aussi.

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Panama

Voilà, on est supposé plonger demain. On attend maintenant notre fenêtre météo: un nord est pas trop difficile. Probablement samedi ou dimanche. Colon, notre point d’entrée au Panama, est à 250 milles nautiques. d’ici. C’est à dire 2 jours et 2 nuits… Nous avons un peu le moton, comme à Guanaja, mais cette fois il y a 2 éléments qui jouent en notre faveur: nous irons par sud sud est, donc par vent favorable et … nous serons un peu plus aguerris…

Bonjour tout le monde !

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L’heure du pain et la fierté de le pétrir.

 

La misère à Roatan ressemble à ces conteneurs en métal alignés qui servent de taudis à côté de la centrale électrique bruyante et polluante au diesel…

… et aussi à ce gars handicapé parqué en plein milieu de la route, juste sur un dos d’âne ralentisseur de trafic qui oblige presque tous les automobilistes sous peine de passer pour sans cœur à lui faire aumône. Pauvre, mais pas entre les deux oreilles…

 

        

 

Je ne faisais que passer, les rideaux étaient ouverts, j’ai zieuté. Je suis un peu voyeur, voyez-vous… Ils avaient beaucoup de misère, les mecs. L’étalon itou. Viagra, l’étalon tonton? Je crois qu’il a shouté à côté… dans le nez du cowboy à rayures bleu blanc rouge…

                               

 

*** Marlo est une magnifique franco-ontarienne qui travaille comme monitrice et guide de plongée pour le club Alton, à Utila. Je lui ai dédié un film sur YouTube: Les bulles de Marlo. Elle a été mon premier requin-baleine.

   

Cette photo n’est pas de moi, mais représente bien ce que j’ai pu en voir. J’aurais pu le toucher. À partir du moment où le requin est aperçu, il faut être très rapide, sauter à l’eau et nager vite vers la bête. Mais c’est pas évident à 20-25  nageurs (40-50 palmes + 40-50 bras gesticulants) et une caméra qui refuse de se mettre en position enregistrement.                           

                     

 

*** Elle s’appelle Katrina, une australienne qui fait du repérage pour des émissions de télévision. Je lui ai dédié une petite vidéo sur YouTube. Nous visitions une épave cette journée-là. Elle poursuivait sa route le lendemain pour le Costa Rica.

 

Le voilier français Tit Bout II avec qui j’ai passé de beaux moments en plongée à Roatan et Utila. J’ai beaucoup eu de plaisir à plonger avec eux. Ils en voulaient et en redemandaient. Je crois avoir découvert avec eux le plaisir sensuel de la plongée. Descendre au paradis dans la détente totale.

*** Elles s’appellent Sylvia et Sara.  Souvenirs de soirées endiablées à West End, Roatan.

 

 

 

Utila, le village, c’est aussi ça:

Il m’a donné la grippe, le mec en bleu, avec ses jus naturels pressés sur place, mais dans trop de glace. Les chaleurs ont été étouffantes ces derniers temps et… Bon, il faut éviter de boire trop froid quand il fait trop chaud, hein? Voyez ce que ça donne:

 

Plaisirs d’hiver

Non je blague, c’est le titre que j’avais lancé dans le but, en même temps que celui de Sidney Crosby, suite à la finale des JO de Vancouver entre les USA et le Canada.

J’ai écouté la finale de hockey aux Olympiques d’hiver sous les palmiers avec des amis. Ceux qui sourient sont ceux qui ont gagné. Les autres sont les pôvres Américains.

 Ici le Crosby… lance… et comptttttttttttttttte

Cette charmante jeune femme est tellement montréalaise qu’elle est une partisane inconditionnelle du Canadien même s’il est poche. Mais elle, elle n’est pas poche du tout. Elle s’appelle Christine Atallah et chante merveilleusement. Je lui ai fait visiter mon bateau et elle m’a promis deux de ses albums contre mon roman, Les 3 automnes.

Voilà. Christine, tu n’as plus le choix de remplir ta promesse, tu es sur un blogue… planétaire.

Voici son adresse sur Facebook: http://www.facebook.com/reqs.php#!/christine.atallah?ref=ts

 

Vol au-dessus d’un nid de coucous

Ben j’ai réalisé un rêve ce matin, j’ai fait un tour d’avion léger. Un délicieux petit hydravion que je vois décoller et atterrir 10 fois par jour juste à côté du bateau. Tiens zieute ça:

  

Un autre rêve aussi, celui de remplacer mon vieux Zodiac en PVC cuit par le soleil et le sel. Voici son successeur:

  Hyypalon pour le soleil, coque rigide pour la plongée et … la vitesse (j’adorrrre), coque simple pour la légèreté et housse de protection pour le sud.

J’ai une nouvelle nouvelle cuisinière au propane qui me rappelle à chaque fois, comme le Zodiac, combien j’étais misérable avec toutes ces vieilleries. Je clique sur l’allumeur électronique, j’ouvre et Pouff! un joli halo bleu tendre me fait une rayonnante chaleur de cuisson. Je me surprends même à penser …recette… Ne riez pas, ne relisez pas, oui, moi…

Mes compagnons de solitude

Gay Coll, c’est mon compagnon de navigation en solitaire. Je sais pas s’il est go ou gay. C’est un gecko, une onomatopée qui décrit bien le petit “Gay coll” qu’il me fait le soir à la lune dormante, quand la lampe de mouillage fin des clins d’œil aux alizés. En fait j’en ai plusieurs… Ils sont tous gay cool.

 

 

Chapitre des étrangetés

Une fille se promène nu-fesses sur le bord de la route. Ouais, moi aussi, j’ai sourcillé au moment où elle m’a croisé. J’étais pas sûr. J’ai d’abord cru à une petite culotte noire… sous la camisole blanche, mais non. J’ai bien regardé (!). C’était bien çà.

Çà, c’était une jeune noire qui longeait la route. Déficience? Viol? Son visage reflétait un malaise. Mais rien de plus. Que penser? Et je me rappelle que je suis à French Harbour, Roatan, une île très touristique.

Les armes

Ici, il faut le rappeler constamment. “Tu entres dans la banque désarmé”. Deux agents de sécurité t’attendent à la porte avec leur détecteur de métal. Maintenant, je ne fafine plus, je leur donne mon petit couteau suisse avant qu’ils ne me le demandent.  COUTEAU que je leur dis et ils apprennent vite: “coto”. Ils me le redonnent à la sortie en souriant. “Coto”.

Tu entres dans une épicerie, c’est pareil: laisse ton gun ou ta machette dans ton char.

Les taxis

C’est une vraie plaie quand tu n’en as pas besoin. Ils sont tous peints en blanc, arborent un numéro personnel et klaxonnent: tut! pour un ami, tut! tut! pour un client éventuel et tut! tut!! tut!!! pour une belle fille

Ce sont des jeunes conducteurs entre 20 et 30-35 ans. Une rumeur très sérieuse veut que ce soit des gars venus sur l’île de Roatan en provenance du continent, qui veulent faire de l’argent rapidement, tout en fuyant leurs responsabilités de pères, après …avoir mis leur petite amie enceinte. 

 

Le propane

Ici une bonbonne de propane, tu peux la transporter en moto, à bicyclette, en… …autobus, en taxi, tu peux l’amener manger au restaurant, magasiner, … J’en n’ai pas vu encore à la banque. Point encore.

La plongée

Deux bateaux français, Ballade de Nono et Tit-bout 2, de Jean-Marc et Françoise. Ils plongent tous les 3 et me redonnent le goût de faire le plein de récifs. On s’en tape presque à tous les jours.

 

Ils adorent plonger et en redemandent à tous les jours, alors moi qui était en manque…

Des éponges…

Une rascasse volante ou poisson- scorpion…

Elle peut infliger des piqures très douloureuses. Sa tête est mise à prix. On la craint sur les sites de plongée.

….et une tortue verte avec ses rémoras accompagnateurs

 

 

Voilà je tripe plongée comme jamais. Ma prochaine folie: avant le retour à la maison du Rio Dulce, le trou bleu au Belize en plongée-bouteilles.Voir ici pour aperçu:

Et pour d’autres photos à venir…

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